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Elle s'appelle confiance
C'est une de mes chansons préférées (enfin... parmi celles que j'ai faites :o) En voici un extrait ci-dessous (pour l'entendre, il suffit de cliquer sur le bidule ci-dessous, à l'endroit approprié).
Alice et Bernard Lamailloux
Comme tous les jours je marche dans les rues de la ville
Et je sais que déjà la vie n’est pas facile
Pour arriver à l’heure il faut que je me hâte
Et je presse le pas pour ne pas qu’on me batte
Dans la rue on n’entend que mon pas qui résonne
Car à cette heure-ci il n’y a jamais personne
C’est le petit matin, et on y voit à peine
Il faut que je rejoigne mon travail de peine
Venant du carrefour quelque chose a bougé
Et maintenant cela continue d’avancer
C’est un jeune garçon qui croise mon chemin
Je le vois maintenant, son âge c’est le mien
Il est fort bien vêtu et porte un beau cartable
Il me paraît tranquille, insouciant et aimable
Il n’a jamais connu les cachots ni la paille
On voit bien que la faim jamais ne le tenaille
Moi je baisse la tête vers la terre battue
Mes haillons me font honte, je crois bien qu’il m’a vu
Lui me fait un sourire et n’a pas peur du tout
Quant à moi je deviens terriblement jaloux
Il s’en va sûrement retrouver des amis
Quand moi je vais trimer presque jusqu’à la nuit
C’est lui qu’on félicite, c’est moi qu’on enguirlande
A lui les beaux sourires, à moi les réprimandes
A l’heure où les outils auront blessé mes mains
On lui demandera « Encore un petit pain ? »
J’aimerais bien pourtant que nos vies se rejoignent
Vivre son paradis et sortir de mon bagne
Car on dit que l’espoir peut franchir tous les murs
Sera-ce un jour possible ? Je n’en suis pas si sûr
Que ferions-nous ensemble, je ne saurais le dire
Tu une sais rien de moi et peux t’attendre au pire
Car j’ai autant de manques que tu n’as de vertus
J’ignore tout de toi, de ton monde, et si tu
Me lançais un ballon j’attirerais tes foudres
En disant « Non merci, je ne sais que les coudre ».
Bonjour à tous,
Aujourd'hui je me sens tout petit, comme une petite fourmi, et je voudrais dire merci, tout simplement. A qui ? A toutes celles et tous ceux qui m'ont touché un jour ou l’autre. Avec leur intensité, leur douceur, leur musique de l’âme.
Je pense particulièrement à ma famille qui a la gentillesse de me supporter depuis si longtemps, avec une mention spéciale pour :
Plus je vieillis et plus je trouve les gens sérieux superficiels, disait l'autre. Je souscris complètement à ce sentiment.
Encore un article qui parle de mes enfants, à croire qu’il n’y a que ça qui m’intéresse, mais bon, j’assume...
Mais d’abord il faut que je vous explique que dans les
studios Disney, à ce qu’on m’a dit, une très vieille tradition veut que l’on
prépare tous les projets en utilisant 3 salles différentes : une première
salle pour rêver, une seconde pour réaliser, et une dernière pour critiquer, ou
encore tâcher d’apporter des améliorations. On se réunit successivement dans
chacune des trois salles, en « jouant le jeu » de ce qu’on est censé
être venu y faire... au besoin, à l’issue des trois réunions on repart pour un autre
cycle, l’idée centrale étant qu’il est stupide de critiquer une idée avant que
ses auteurs aient pu s’exprimer jusqu’au bout, faute de quoi le bon vieux Walt
Disney avait coutume de dire qu’on n’est qu’un « assassin de
rêves ».

Bien entendu, en découvrant le document, les quatre parents
benêts que nous sommes avons souri bêtement, touchés que nous étions par la
candeur de notre progéniture si trognonne à croquer. Si vous observez bien, il y a même le numéro de téléphone prédécoupé en plusieurs exemplaires au bas de leur page. le réalisme est saisissant, comme disent... les critiques :-)))
Lorsque les filles ont tenu à afficher leur prose chez quelques commerçants de bonne volonté (et du coin), nous ne nous y sommes pas opposés, à la seule condition que les filles continuent seules la démarche qu’elles avaient entreprise, ce qu’elles firent d’ailleurs avec un formidable aplomb. Et là encore, re-tronche de cake enfariné des parents... comment en effet peut-on imaginer que qui que ce soit pourrait confier la garde de ses enfants à deux jeunes filles de (presque) treize ans ! On se croyait tranquilles, on se disait « tout ceci est de fort bon aloi, et puis ça ne mange pas de pain ! », mais bon, il faut bien avouer que les gamines étaient les seules à y croire vraiment.
Le gag c’est que cet après-midi même, une dame a appelé chez nous pour un motif qui nous était complètement sorti de la tête... « L’annonce, dites-vous ? Quelle annonce ? nous ne voyons pas... aaaaaaaaaah, oui, effectivement, oui... en fait il s’agit de notre fille et de notre nièce. Avant toute chose, avez-vous bien noté leur âge ? Oui ? Bon, eh bien, heu... nous allons leur dire de vous rappeler, alors, ainsi vous pourrez vous arranger directement avec elles ! ».
C’est exactement ainsi que les choses se sont passées. Les filles (qui étaient aux anges, littéralement) sont allées garder trois gamins d’une même famille un samedi soir, tout s'est très bien passé, et la maîtresse de maison leur a même octroyé une sustantiuelle rallonge. Elle est pas belle la vie ?
Si mon cœur est étroit, à quoi me sert que le monde soit si vaste ? (proverbe arménien)
Étant donné que ce n’est pas chose facile, Bertrand a décidé de s’inscrire auprès de plusieurs agences de travail temporaire, en attendant mieux, tout en affûtant de son mieux ses armes de baroudeur quinquagénaire nouveau venu sur le marché de l’emploi.
Bertrand est un homme de 50 ans qui après une vie de consultant indépendant pleine de hauts et de bas a décidé d’arrêter son activité pour tenter de prendre en marche le train du salariat.
Car force lui est de constater qu’à l’instar de beaucoup de ses semblables, Bertrand ne remonte pas grand-chose dans les filets qu’il jette de son mieux pour aller à la pêche au CDI... Par bonheur, une de ces fameuses agences d’intérim (...une seule !) lui confie quelques missions, sans que cela s’enchaîne régulièrement, mais enfin cela lui permet tout de même d’avoir une activité en pointillés et de garder la tête hors de l’eau en attendant mieux.
Dernièrement, il lui a été proposé un nouveau challenge : il s’agissait (moyennant le SMIC) de passer des journées entières à coller des étiquettes de codes barres sur des documents pour le compte d’un service administratif quelconque, ceci pendant deux semaines. Bien entendu, Bertrand s’est empressé d’accepter.
C’est là que ses malheurs ont commencé : le premier jour il a été aimablement accueilli par une chef de service qui lui a expliqué le travail à faire. C’était simple, routinier, ultra taylorisé mais bon, pas de quoi fouetter un chat, pensait-il...
Pourtant, à a fin de la journée, une petite pression a commencé : on lui a parlé des quotas, du nombre d’étiquettes, de la quantité de boulot qu’il était censé abattre dans une journée, l’objectif étant d’atteindre un total de 3 000 étiquettes par jour (Waouw !). A l'issue de ce premier jour, il n’avait même pas atteint la moitié de ce chiffre, mais bon, tout le monde pouvait y arriver au bout d’une courte période d’acclimatation, à ce qu’il paraissait...
Mais curieusement, au fil des jours, cette pression devenait de plus en plus insistante, en même temps qu’un mal de dos, lancinant et insistant lui aussi, ne quittait plus Bertrand du matin jusqu’au soir (il se bourrait même de granules d’arnica toutes les deux heures, sans succès...).
Cet « horizon des 3 000 » lui paraissait tout de même bizarre, mais bon, il s’y est attelé de son mieux, alors que la douleur, elle, augmentait dans les mêmes proportions que la pression (tiens ?).
Le jeudi il avait tout de même atteint le seuil journalier des 2 600 étiquettes, moyennant de méritoires efforts. A la fin de la journée il était chaleureusement encouragé par toute l’équipe. Mais quittant son travail le dos ravagé de douleurs ce soir-là, il décida d’appeler l’agence d’intérim pour leur dire qu’il comptait terminer le lendemain (ainsi il pouvait finir sa semaine, c’était carré, propre, l’agence pouvait trouver quelqu’un d’autre tranquillement pour la reprise du lundi matin, et l’entreprise serait, pensait-il, le moins lésée possible). L’agence intérim, compréhensive, reçut le message cinq sur cinq, et il fut convenu que Bertrand expliquerait lui-même la situation à la chef de service en se rendant le lendemain à sa journée de boulot (la dernière, donc).
C’est ce fameux vendredi matin que tout s’est corsé ; Bertrand se présenta dans le bureau de la dame, lui annonça que ses douleurs étant trop insupportables il était au regret de devoir arrêter le soir même, mais qu’il avait tenu à venir tout de même faire cette dernière journée afin que tout le monde puisse « se retourner » par rapport à cette fâcheuse situation. Il ajouta même qu’il était décidé coûte que coûte à produire le même score que la veille, soit 2 600 quoi qu’il lui en coûte, et qu’il ne quitterait pas les lieux avant d’avoir atteint l’objectif qu’il s’était lui même fixé, et qu’il proposait à cette dame de valider.
Mais à sa plus grande surprise la dame ne l’entendit pas du tout de cette oreille : ce jour-là il lui fallait absolument « 3 000 ou rien », à prendre ou à laisser (« ...je ne remets pas en cause ce que vous me dites, mais ce n’est pas mon problème. D’ailleurs l’agence sait très bien à quoi s’en tenir, j’ai besoin de personnes pouvant faire 3 000 étiquettes par jour, point final. Si quelles que soient vos raisons vous ne pouvez pas, je n’ai plus besoin de vous »).
Bertrand est resté tellement abasourdi qu’il a dit d’emblée à cette dame le fond de sa pensée, à savoir qu’il considérait faire déjà son maximum, qu’il ne s’était certes pas attendu à des félicitations, mais tout de même, disons à un minimum de reconnaissance pour cela, et qu’à la lumière de la réaction rencontrée il se demandait s’il n’aurait pas mieux fait de tout arrêter net en ne pensant qu’à lui, sans s’occuper des éventuelles conséquences...
...Mais hélas rien n’y fit. La dame campa sur des positions, forte du bon droit de ceux qui estiment avoir forcément raison tout simplement parce que ce sont eux qui payent. A un moment, Bertrand, bafoué dans ses valeurs, répondit à la dame sur un ton, disons un peu plus élevé, et là, la dame a définitivement emporté la victoire suprême en lui demandant de sortir de son bureau puisque ayant élevé la voix, il « ...n’avait plus rien à faire avec [elle] » (...toute cette diatribe d’un niveau « force tranquille de broussaille » étant accompagnée d’un petit sourire malicieux qui est une des marques du pouvoir lorsqu’il est entre les mains de personnes aux valeurs, disons discutables).
C’est à peine croyable : cette personne lui mettait carrément le couteau sous la gorge, et préférait se passer carrément de lui en recommençant tout un processus à zéro (...trouver une nouvelle personne, la former, attendre sa montée en puissance...), alors que tout cela allait arriver de toute façon dès le prochain jour ouvrable ?). Incroyable mais vrai, ce jour-là, la dame préférait avoir zéro que 2 600 !
Alors bien sûr, Bertrand a pris congé, que pouvait-il faire d’autre ? l’idée de négocier un quota intermédiaire ne lui est même pas venue, et puis au point où les choses en étaient arrivées c’était de toute façon au-dessus de ses forces, et surtout de ses valeurs...
Il est parti, donc, mais avec un très net sentiment d’avoir échoué quelque chose, et, ce qui est encore plus grave à ses yeux, sans savoir quoi au juste.
A votre avis, où Bertrand a-t-il commis une erreur (plusieurs réponses possibles) ?
...En acceptant cette mission pas très folichonne au lieu de rester tranquillement chez lui à jouir de ses maigres droits assédiques ?
...En ne demandant pas d’emblée plus de précisions sur ce fameux objectif 3 000 (comment y parvenir, y a-t-il une progression, y a-t-il un objectif plus précis de montée en puissance de chaque journée et si oui de quel ordre est-il, etc.) ?
...En n’arrêtant pas les frais dès le premier soir où le mal de dos a commencé, quitte à laisser l’agence intérim et le client de dépatouiller tous seuls pour la suite des événements ?
...En n’anticipant pas suffisamment la réaction de la vilaine chef de service, dont il a eu jusqu’au bout la naïveté de penser qu’elle se montrerait, peut-être pas reconnaissante (restons réalistes), mais du moins satisfaite de la manière dont lui, Bertrand, avait géré la situation de son mieux, ce qui a eu pour effet (lorsqu’à la fin le masque est vraiment tombé) de le faire tellement tomber des nues, qu’en effet il s’est trouvé pratiquement contraint d’élever la voix pour défendre ses valeurs ?
Voilà. A l’heure qu’il est Bertrand attend vos suggestions, si vous avez une idée (n’importe laquelle), envoyez-la moi, je la lui transmettrai. Pour l’heure, il est quelque peu tristounet, dubitatif, et passe une grande partie de son temps à se gratter la tête.
Et moi qui le connais un peu, je sais très bien qu’il a HORREUR de ça...
_______
P.S. : Épilogue de l’histoire : finalement, la dame a eu plutôt raison d’agir comme elle l’a fait, puisqu’aux dernières nouvelles l’agence intérim lui a trouvé un nouveau souffre douleur en quelques minutes. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes...
Cela me rappelle un fait divers rapporté jadis par le regretté Pierre Desproges :
« Ému par la pauvreté des habitants des bas quartiers de Naples, un touriste américain leur a distribué tout l’argent liquide qu’il avait sur lui. Un peu plus de 2000 dollars. Il a été aussitôt conduit dans un asile psychiatrique. C’est le progrès. On ne crucifie plus. »
P.P.S. : Pour en finir enfin avec cette sale histoire : une illustration qui... illustre bien mon ressenti, justement. Ca s'appelle... "...WC Hiérarchique".
PowerPointite ou syndrome PowerPoint est un virus qui contamine tous les conférenciers et discoureurs. Il provoque chez leurs auditeurs bâillements, soupirs et autres symptômes caractéristiques d’une forte crise d’ennui. Rassurez-vous le pire est à venir.


Voilà maintenant deux mois que par la force des choses j'ai quitté mon activité de formateur en free-lance et que je goûte aux joies du salariat...
Lire la suite de l'article...Novembre 2006 - S.O.S. COMEDIE présente
Lire la suite de l'article...
La distance standard entre 2 rails de chemin de fer au Canada est de 4 pieds et 8 pouces et demi. C'est un chiffre particulièrement bizarre.
1
Ne préparez pas votre intervention.
Après tout, il sera toujours temps d’improviser sur place en fonction du public. Ce qui compte, c’est votre enthousiasme et votre bagout ! Vous n’aller tout de même pas le brider en vous contraignant à un déroulé logique que vous présenterez aux participants en tout début de stage. Et puis cela brisera l’effet de surprise que vous obtiendrez en lâchant à brûle-pourpoint des notions fascinantes…
2
Ne vous présentez pas trop.
Personne n’a à savoir qui vous êtes, d’où vous venez, ni quel est votre parcours professionnel. Vous êtes embauché par un service formation, c’est votre seule légitimité et ça suffit amplement.
3
Ne distribuez pas de support.
Il y a tellement de ressources sur Internet, vous n’allez pas en plus vous encombrer avec un support papier. Et puis cela vous obligerait à rédiger un vrai plan, ou pire, à citer vos sources.
4
Évitez les travaux pratiques.
Cela fait perdre inutilement du temps en correction, et fatigue le groupe, qui est quand même bien plus à son aise en vous écoutant parler toute une journée.
5
Négligez la pause de midi.
Vous n’allez pas non plus passer votre vie avec vos stagiaires. A midi, chacun mange dans son coin, c’est plus simple. Si vraiment ils insistent pour un repas collectif, privilégiez plutôt le plateau repas dans la salle de formation, comme ça on ne perd pas de temps, on mange devant vos transparents.